Qu'est-ce que la tuberculose ?

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C’est une infection bactérienne due au bacille de Koch.
Elle touche principalement les poumons (80% des cas environ) mais aussi d’autres organes : système nerveux, appareil génital, appareil urinaire, articulations, os, abdomen, ganglions,…).
Lorsqu’elle atteint les poumons ou en cas de laryngite tuberculeuse elle peut se transmettre d’une personne à une ou plusieurs autres.
C’est aujourd’hui une maladie dont on guérit si le traitement est bien et complètement suivi.
 

Il est important également de la prévenir ce qui se fait grâce :

- au dépistage des personnes susceptibles d’être infectées par le bacille afin de les traiter au plus vite,

- au traitement des personnes malades,

- à la vaccination par le BCG (en France les enfants de moins de quinze ans les plus exposés et certains professionnels).
Les enfants et les personnes âgées ou fragilisées par d’autres maladies sont plus vulnérables et doivent être particulièrement protégés.


Les signes de la maladie


Le plus souvent ils sont peu spécifiques mais c’est leur persistance qui alerte : toux, expectorations (crachats), amaigrissement inexpliqué, sueurs nocturnes, fièvre prolongée.
Dans d’autres cas, les symptômes sont d’emblée inquiétants : fièvre très élevée oscillante, crachats de sang (hémoptysies), essoufflement ou douleur en point de côté (pleurésie).


Les examens
effectués en premier lieu pour confirmer s’il s’agit de la tuberculose sont :

- une radiographie pulmonaire qui peut révéler différentes images de la maladie (nodules, cavernes, ..),

- une recherche de bacille de Koch :
en cas de tuberculose pulmonaire cette recherche s’effectue à partir de l’analyse des crachats ; on peut aussi être amené à pratiquer des tubages.
dans d’autres cas il peut être nécessaire de pratiquer des biopsies (tuberculoses extra pulmonaires).

D’autres examens sont prescrits en fonction des besoins pour le diagnostic et la mise en place du traitement.


Le traitement



Il nécessite la prise quotidienne d’antibiotiques antituberculeux pendant plusieurs mois.

Le traitement habituel dure au moins six mois et se déroule en deux phases :

- pendant deux mois, une phase de traitement intensif associe 4 antibiotiques.
Le but est de détruire la majorité des bacilles présents dans les lésions, d’éviter la sélection de bacilles mutants résistant aux antibiotiques et de supprimer rapidement la contagiosité du malade,

- pendant les quatre mois suivants, une phase de continuation pendant laquelle on associe 2 antibiotiques.
Le but est d’assurer la destruction définitive de tout bacille afin d’éliminer le risque de rechute.

Si le traitement est pris quotidiennement et jusqu’à son terme, il est très efficace et la guérison complète dans 99% des cas.

On peut observer des cas de rechutes ou de résistance aux antibiotiques. C’est ce qui advient par exemple lorsque le traitement a été mal suivi ou interrompu trop tôt.

 

Dans certains cas le traitement doit être différent en raison de différents facteurs : bacilles résistants, autre pathologie du malade (VIH par exemple), localisation extra pulmonaire.

Au cas par cas, les médecins prescrivent le traitement le mieux adapté : associations différentes d’antibiotiques et souvent durée de traitement plus longue.

 

Il est parfois nécessaire d’hospitaliser le patient en raison de sa contagiosité et/ou de son état de faiblesse et/ou de la nécessité d’adapter le traitement.


La transmission

 

Elle est due à l’inhalation de bacilles émis par une personne contagieuse lorsqu’elle tousse, éternue ou parle (postillons).

A la suite d’un contact étroit et prolongé (8 heures) avec un malade contagieux il y a un risque d’infection qui peut être soit une infection tuberculeuse latente (« primo-infection ») qui passe inaperçue (et n’est pas contagieuse) soit une tuberculose maladie.

Le risque de transmission augmente :

1-
si le malade est très contagieux et tousse beaucoup,

2-
si le contact avec le malade est proche et répété ou d’une durée de plusieurs heures :
personnes de la même famille en particulier vivant sous le même toit et d’autant plus si l’habitat est exigu, collègues de travail proches (même atelier, même bureau, déplacements fréquents en véhicule commun,…), élèves de la même classe,…

3-
si la personne en contact avec le malade contagieux est vulnérable en raison de son âge (nourrissons et enfants), d’une autre pathologie (malades immuno-déprimés par le VIH ou certains médicaments, personnes souffrant de pathologies chroniques,..) ou de conditions de vie fragilisantes (précarité sanitaire ou sociale)


La prévention

 

Elle se fait essentiellement, en France, par le traitement efficace des malades, le dépistage des personnes à risques ainsi que par la vaccination BCG des enfants les plus exposés.

 

Le dépistage a pour objectif de repérer au plus tôt les personnes atteintes par le bacille qu’il s’agisse d’infection tuberculeuse latente ou de tuberculose maladie.

En ce qui concerne l’infection latente, elle peut être dépistée grâce à l’intradermo réaction ou des tests sanguins.

Dans 10% des cas elle peut évoluer vers la tuberculose maladie. Il peut s’écouler plusieurs mois ou plusieurs années entre la « primo-infection » et la tuberculose maladie (décrite ci-dessus)

Il est donc indispensable de repérer les personnes atteintes d’infection tuberculeuse latente ou de tuberculose afin de les traiter au plus vite et d’éviter les risques d’aggravation et de transmission à d’autres.

En France, ce dépistage se pratique auprès des personnes de l’entourage des malades en raison des risques évoqués plus haut : c’est une des missions des services de lutte anti tuberculeuse.

Un dépistage est pratiqué également, pour d’autres personnes à risques : migrants venant de pays où l’incidence de la tuberculose est élevée, personnes vivant dans la précarité et la promiscuité.

La vaccination par le BCG permet de protéger de la maladie et, en particulier, de ses formes les plus graves.
Jusqu’en juillet 2007 elle était obligatoire en France pour tous les enfants avant leur entrée en collectivité (crèche, école,…). Depuis cette date, elle n’est plus obligatoire mais fortement recommandée pour les enfants les plus exposés en particulier tous les enfants vivant en Ile-de-France dans la mesure où l’incidence de la maladie y est encore assez élevée pour que le risque ne soit pas négligeable.
 

 

 

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